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Écritures

Le 08/02/20224

Vêtu d'un magnifique pull en laine à la gloire du Stade Malherbe de Caen, le journaliste Richard Tricot présente mes Spoèmes dans l'émission de France 3 Normandie, "Vous Êtes Formidables", diffusée le mercredi 20 décembre 2023.

"On se régale, le mélange est très original, très touchant, très réussi, c'est fait avec beaucoup de talent."

En prime, une lecture du poème sur le handisport.

"Faire des abdos et lire Apollinaire en même temps." Un grand merci à Richard Tricot et Anne Boétie.


                                                                                                                                                                      

Le 28/08/2023

Sprint ou course de fond, l'écriture ressemble également à du 110 m haies ou à du saut à la perche. Un effort en trois dimensions. Un sport comme un autre évoqué dans mes "Spoèmes" (éditions du Volcan). J'aurai la joie d'en discuter autour d'une table ronde le dimanche 8 octobre au Pôle culturel Grammont à Rouen, dans le cadre du très beau festival littéraire "Terres de Paroles". Pour l'occasion, je dialoguerai avec mes collègues normands Jean-Baptiste Verrier (Poèmes de braquets, éditions du Volcan), Julien Legalle (Des écrivains et du sport, éditions du Volcan) et Frédéric Lemaître (Manuel d'entraînement à l'apnée, PURH). Un bel événement où la poésie, le sport et la littérature seront mis à l'honneur. Gratuit et sur inscription. Un grand merci à Normandie Livre et Lecture pour l'organisation de cette belle journée. On vous attend nombreux !




                                                                                                                                                                        
Le 08/08/2023

Un grand merci au magazine Slapshot, auquel j'ai accordé une interview dans le dernier numéro paru au mois de juillet. On y évoque la genèse de mon roman-feuilleton, Le Pépito en caoutchouc, qui s'achève dans ce numéro 112 (5 épisodes entre juillet 2022 et juillet 2023) et la parution en juin dernier de mon premier recueil de poésie, Spoèmes (Les Editions du Volcan ). Je reviens également sur cette passion étrange qu'est le hockey sur glace, sur le fascinant rôle de gardien, et les liens qu'entretiennent la littérature et le sport. Oui, le hockey est une danse du feu !

                                                                                                                                                                        
 Le 01/07/2023

On commence la semaine avec un très beau retour de lecture. Le blog La Viduité a lu "Spoèmes", et a apprécié :

"Le sport et sa souffrance, oubli de soi ; l’effort et le paysage, l’ailleurs. Des poèmes pour dire la foi, l’enthousiasme, dans le sport... et surtout la franche camaraderie qui en ressort. Dans ce recueil plein de légèreté, ou le travail des sons passent par des jeux de mots, des euphonies, dispositions typographiques de paragraphe en champ/contre-champ comme au tennis, Olivier Hervé poursuit son désir d’écrire l’euphorique épuisement sportif. "Spoèmes", au sous-titre si évocateur de Le sport, la vie, la poésie, est ludique célébration du plaisir d’écrire, du dépassement, souvent collectif, de soi."

La légèreté, la foi, la joie, le partage, une poésie populaire, une spoésie du coeur... Un grand merci à La Viduité, ça fait chaud au corps d'être lu avec une si grande attention ! La chronique complète ici :

https://viduite.wordpress.com/2023/06/30/spoemes-olivier-herve/
                                                                                                                                        
Le 26/06/2023

Un premier retour de lecture pour mes Spoèmes. Etienne, dit Ironloulou, grand amateur de vélo, de triathlon Ironman et maintenant de gravel, écrit ces quelques mots sur son blog, dans le résumé de sa dernière course :

Profitant de nos longs moments de silence, je profite de ma bulle poétique. 
Olivier Hervé aussi à l'aise sur un vélo qu'avec un stylo ! J'avais dévoré son premier essai Pédalées. Je savoure son recueil de poésies SpoèmesCentre de formation est ma préférée (ci-dessus). Je l'ai apprise par cœur, comme un écolier. Et, comme un écolier, je profite des joies de la bicyclette : l'air sur mon visage, les poumons qui se gonflent, les jambes qui se contractent à chaque coup de pédale. La liberté ! Je retrouve cet âme d'enfant, qu'on oublie trop souvent.


Un grand merci !

                                                                                                                                                                      
Mes Spoèmes, annoncés pour le 8 juin 2023, dans toutes les bonnes librairies : 

 

 
 
 
 
                                                                                                                                                                 
25/02/2023

Mon premier livre, Pédalées, a pointé le bout de son petit nez en librairie en octobre 2021. De l'eau a coulé sous les ponts depuis, on a participé à de beaux festivals et fait de belles balades à vélo grâce à ce livre. Et je reçois toujours, régulièrement, des avis de lecteurs. Positifs ou négatifs d'ailleurs, et c'est toujours une grande émotion. On apprécie le livre, parfois moins, et l'on m'explique pourquoi. Je note, j'enregistre, ému, attentif, plein de gratitude envers ceux qui m'ont lu, toujours dans l'idée de progresser, d'approcher au plus près une vérité de l'écriture. Alors un très grand merci à Warren Bismuth du blog Des livres rances (https://deslivresrances.blogspot.com/) qui parle de mes Pédalées avec l'élan des joies partagées, tout en ayant saisi, senti, l'esprit du livre. On sprinte ou on flâne ? Merci beaucoup !

Si le vélocipède sous toutes les coutures vous donnent de l'urticaire, passez votre chemin ! En effet, dans ce livre il sera question de cyclisme, de biclou, de bicyclette, de petite reine. Et m'est avis que l'auteur est un spécialiste !

« Pédaler est un combat ». Olivier HERVÉ le démontre avec un grand talent littéraire tout au long de ces 230 pages. Retour attendrissant sur la jeunesse où l'auteur découvre les joies du vélo, se remémore ses premiers tours de pédale comme pour nous faire partager sa première madeleine proustienne. Un goût subtil dans le style, non pas celui du coureur arque bouté sur sa machine, mais bien celui de l'écrivain qui sait où il trempe sa plume : entre poésie, admiration, nostalgie et révolte, Olivier HERVÉ nous fait parcourir son amour immodéré pour le cyclisme, en spectateur mais aussi en acteur amateur aguerri.

Olivier HERVÉ est un jeune sportif dans les années 90, partagé entre rugby et cyclisme, mais ce dernier sera bien vite l'objet de son choix. Ici, loin de ne parler que de lui, l'auteur se plaît à nous faire découvrir une impressionnante palette des émotions liées à la petite reine. D'ailleurs dans la vie tout est histoire de roues : « landau, poussette, draisienne, trottinette, bicyclette, moto, voiture, canne, déambulateur, fauteuil roulant ».

Mais ce livre est aussi celui de l'Histoire : celle de la bicyclette mêlée à la Grande Boucle. Anecdotes au cordeau, sélectionnées avec choix. Ainsi ce Gino BARTALI (il ne gagnera le Tour de France que deux fois et à dix années d'intervalle, il aurait pu le remporter bien plus mais la seconde guerre mondiale était passée par là) qui faisait passer des documents secrets dans le cadre de son bicycle.

« Pédalées » est une petite « en-cyclopède-ie » : le Vel d'Hiv, dédié aux courses cyclistes, soudain transformé sinistrement en camp de transit en 1942. En moins tragique les sensations, émotions lors de l'effort, angoisses bien sûr, le tout servi dans une langue fouillée, entre poésie et documentaire cyclismo-littéraire.

Olivier HERVÉ n'oublie pas ses racines hongroises, ni ses premiers émois sur sa machine, à l'heure où il est de bon ton de jouer aux grands, d'entrer en un mimétisme grotesque avec les héros de son temps, les vainqueurs des principaux Tours, les chevaliers de souffrance. Et cette solitude sur le bitume brûlant ou détrempé, ces sensations de rupture, d'agonie, mais aussi de liberté. « J'ai l'envie sincère, je crois, de ne pas être repéré, d'enfiler une tenue d'anonyme. Alors je bouge, ni touché ni coulé, ombre de silence mue par une sourde culpabilité. C'est mon exode. Je vais là où je ne suis personne, là où je m'habite parfaitement. le relief, avec ses creux et ses bosses, est ma patrie mouvante ».

L'auteur fait preuve d'un sacré coup de pédale pour nous intéresser à sa passion, par le biais du sport bien sûr, mais aussi de l'Histoire et du social dans un assemblage de philosophie cyclopédique. Ainsi surgit la figure de la célèbre Jeannie LONGO, l'occasion pour HERVÉ de rappeler le rapport homme/femme dans ce sport, de dénoncer les attitudes machistes sentant la testostérone, la femme conspuée. Et ces portraits de deux héroïnes oubliées : Alfonsina STRADA et Fiona KOLBINGER, « fantassins de l'impossible », splendides.

Puis vient l'ambiance des courses, les supplications d'exploits d'un public connaisseur mais exigeant. Alors le dopage, les abus, les obligations de faire sauter le chrono, de se surpasser, substances illicites à l'appui. Ceci aussi fait partie du Jeu. En parlant de jeu, l'auteur n'est pas avare en jeux d'écriture, s'amusant avec les mots, les tordant, les entremêlant, avant de replonger dans une certaine introspection, celle que lui permet les heures passées seul sur son vélo.

Olivier HERVÉ n'est pas là pour sprinter, aussi il flâne avec sa plume, aucun désir de résultat, c'est avec tranquillité, calme et sérénité qu'il déroule son texte, ne change pas de braquet, malgré les instants de déroute sur certains cols infranchissables aux noms légendaires. Ce livre hybride et bienvenu est sorti fin 2021 aux éditions Lunatique. Et même si vous n'êtes pas fan de cyclisme, vous pourriez bien vous laisser surprendre par le paysage, et ne pas freiner votre lecture. Un ouvrage dans lequel l'auteur tient fermement le guidon en sachant se mettre en danseuse aux bons moments.

                                                                                                                                                                      

La vie est une danse du feu. Tu aimes la vie ? Tu aimes le sport ? Et la poésie ? Alors tu aimeras Spoèmes.
La couverture de mon prochain livre est en ligne sur le site de l'éditeur, c'est ici (yeahhhhhhh) :


                                                                                                                                                                       
Un grand merci à la revue littéraire Pro/p(r)rose Magazine qui met en ligne (gratuitement) ma dernière petite création, avant la parution de mon deuxième livre en juin prochain. Que "le pouvoir des bulles quantiques" soit en vous. Bonne lecture.

                                                                                                                                                                      

Nouvel avis sur Fnac.com, de Malou, pour mes "Pédalées". Un grand merci (18/12/2022) !

Très bien écrit

Escapade vagabonde du vélo, qui nous transporte dans un univers apaisant mais aussi exaltant.

                                                                                                                                                                      
Grande joie de signer ce jour même, lundi 02 janvier 2023, mon deuxième contrat d'édition, après un premier livre (Pédalées) paru en novembre 2021. Joie, un nouveau livre en 2023 ! Keep you posted...
                                                                                                                                                                       

Le numéro 110 de Slapshot Magazine vient de paraître. Vous pourrez y retrouver le troisième épisode (sur cinq) de mon feuilleton littéraire consacré à Keith Dujardin, portier empâté et empoté, mais impassable ! Où il est question de motoneige, de sirop d'érable et de parties de sucre entre amis...

                                                                                                                                                                      
Bon, j'apprends que le prix Premières Paroles des étudiants pour lequel Pédalées avait été sélectionné a finalement été annulé. C'est dommage et décevant mais rien de grave, rassurez-vous, tant qu'on peut lire et écrire. Tenez, on se retrouvera d'ailleurs en janvier sur la toile si tout va bien. Stick around... car les marges sont nos rivages !
                                                                                                                                                                      
Rendez-vous en mars pour la remise du prix Premières Paroles des étudiants, dans lequel Pédalées est sélectionné !
                                                                                                                                                                       

Merci à Radio Peloton pour ses louanges !

"Un incontournable à avoir dans sa bibliothèque sportive."



                                                                                                                                                                     
Un beau programme pour Pédalées en septembre et octobre 2022 ! J'ai eu la joie d'être invité par les festivals Cultursport de Toucy (23 au 25 septembre 2022) et la Fête du Livre de Merlieux (2 octobre 2022). Sans oublier le magnifique Terres de Paroles en Seine-Maritime la première semaine d'octobre. Je m'entretiendrai avec Olivier Haralambon autour du cyclisme comme éducation sentimentale (4 octobre) et le 8 octobre, une balade littéraire de 25 km ouverte au public (avec lecture d'extraits) nous emmènera dans la boutonnière du pays de Bray, pour trois heures de réjouissances et de pensées rêveuses. À vos biclous !
                                                                                                                                                                      

Mercredi 29 juin 2022

Un vieil ami m'a fait l'honneur d'un retour de lecture sur mes Pédalées, d'autant plus précieux qu'il est nuancé, sincère et superbement écrit. Merci mon cher Renaud, la littérature (re)crée des liens !



                                                                                                                                                                  


Lundi 27 juin 2022

"À la saison du vélo, lire et partir." Un grand merci à Valentin Deudon et au site Écrire le sport ! Mes Pédalées ont les joues rouges à côté de ces grands noms...
"Et l’on n’est pas déçu. Une œuvre protéiforme, une appétence pour l’histoire, quelques fictions captivantes, des souvenirs personnels auxquels on s’attache, et puis de la poésie bien sûr."



                                                                                                                                                                  

10-11-12 juin 2022

J'aurai la chance de lire des extraits de Pédalées lors du festival "Victor dans la Ville" (Rouen, 10-12 juin 2022) dédié cette année au sport et à la littérature (avec Valentin Deudon, Bernard Chambaz, Pierre-Louis Basse, Mélina Boetti, Julie Gaucher, Candice Prévost). Joie ! Et quelques photos pour ce très chouette moment :






Bernard Chambaz et son pull rose du Giro


                                                                                                                                                                     

Le  22 février 2022 :

Merci beaucoup à Radio Sensations pour l'interview accordée autour de mes Pédalées !

Interview (cliquez sur le lien)

                                                                                                                                                                       

Le 29 janvier 2022

Sur Fnac.fr : 

Une envolée lyrique au pays du deux roues

Ce livre est une splendeur, tant par sa forme originale que son propos. Comme dirait Henri Desgrange, « La souffrance à bicyclette est noble, car elle correspond au plein épanouissement de la volonté. »

                                                                                                                                                                   

Le 11/01/2022

Merci au magazine 200 !




                                                                                                                                                                       

Le 31/12/2021

Un grand merci au blog La Viduité pour son billet fin et brillant sur la revue "L'Autoroute de Sable", où figure ma nouvelle Chakchouka. On y apprend toujours des choses sur ce qu'on a voulu écrire. Mes grenouilles y sont joliment cuisinées :

"Drôle de recueil de nouvelles, parfois absurdes, souvent en décalage avec le thème imposé des trois grenouilles. On retrouve dans ce deuxième numéro de l’Autoroute de Sable des écrivains qu’on aime : Gonçalo M. Tavares, Olivier Hervé, Gregory Le Floch, Antoine Bréa, Guillaume Contré. On y goûte surtout une manière de déjouer la contrainte, de pousser le lecteur à s’interroger sur la cohérence de tout recueil de nouvelles.

On répète partout que la nouvelle ne se vend pas, que le genre n’intéresse ni auteurs ni lecteurs. On assiste à une discrète contestation de ce diktat. C’est une très belle idée d’avoir l’audace de publier une revue de nouvelles, de laisser la chance de découvrir des auteurs, d’en retrouver des plus confirmés. D’interroger surtout ainsi le genre de la nouvelle, sa capacité à jouer de ses contraintes, mais aussi à se plier à son exigence d’humour, à son invention d’une chute drôle, décalé ou absurde. La pluralité pourtant des auteurs contraint à s’interroger sur la cohérence de notre lecture. Sans doute un peu à tort, en moi se développe une manière de prévention contre l’usage systématique de l’humour en littérature, la légèreté comme passage obligé. Je la vois comme une forme d’uniformisation de la parole, partant des sentiments et leur dépassement. Heureusement, les nouvelles ici s’amusent surtout de la présence/absence dont ils traitent le thème imposé. La grenouille devient alors un objet de fiction, une complexe désignation langagière d’où dérive la narration.

Pour reprendre le titre de la nouvelle de Gonçalo M. Tavares, ce qui m’a intéressé dans ce recueil est la façon dont il interroge, s’amuse donc, l’importance du langage. L’auteur du Quartier (dans une très belle traduction, comme toujours, de Dominique Nédellec et avec l’excellente idée d’en proposer la version en langue originale), reprend une de ses obsessions : quelle réalité met en jeu le langage, comment peut-on lui imposer d’autres formes. La littérature comme essence du silence… Il en découle alors une sorte de flottement, une identification en suspension. Ces trois grenouilles seraient-elles ce dont on parle ou ce qui parle. Rien qu’une inscription, le nom d’un bistro dans la nouvelle d’Antoine Brea. L’auteur de l’excellent L’instruction invite à se demander si dans nos époques confinées, le langage n’est pas seulement de dénonciation, procès à charge, accusation, lettre anonyme dont jamais on ne déterminera l’auteur. L’ami Oliver Hervé (pourquoi n’avez-vous pas encore acheté son Pédalées ?) reprend aussi cette tambouille entre objet et sujet, thème et narrateur. De la cuisine interne, en somme où les grenouilles sont une contagion (une sorte de première malédiction qui, bien sûr, ne se reproduit pas comme dans « Dans le parc » de Luc Dagonet), une sorte de récit primitif, un conte de fées. Alors, la confusion entre rêve et réalité, prose et poésie (prosaïque partant et sublime), le conte de fée et la recette contemporaine. Les grenouilles incarnent, dans leur chant, la contradictoire beauté (comme dans le très beau, au bord de l’essai et de l’hommage « Le chant des grenouilles » d’Ezequiel Alemian) de notre monde. Le visqueux aussi de « L’essai sur l’amour » de Gregory Le Floch dont j’avais tant aimé Dans la forêt du hameau de HardtBien sûr, toutes ces nouvelles interrogent sur ce qu’elles donneraient une fois réunies en recueil. Terminons sur un auteur que, après avoir découvert ses traductions, nous découvrons avec un immense intérêt. Guillaume Contré signe avec « La réunion » une passionnante spéculation sur le scandale du langage son caractère reproductible, sa traduction et – comme l’auteur est aussi compositeur – sa musicalité. Les grenouilles sont comme nous, elles se réunissent, parlent pour mesurer notre capacité d’écoute, interroger l’impossible unique de toute parole. Une vraie ironie dans l’aspect renseigné, dans cette façon de refermer la nouvelle sur sa situation initiale. On espère avoir des nouvelles de tous ces auteurs et autrices.

                                                                                                                                                                    

Le 27/12/2021

J’invite aussi Olivier Hervé, auteur de Pédalées, un livre poétique, à la prose labyrinthe, impossible de ne pas penser à Julien Gracq et à ses conflagrations de mots improbables. Même si Hervé évoque lui aussi trop à mon goût l’asphalte, et trop souvent l’héroïsme des forçats de la route, il m’a perdu dans ses méandres comme doit le faire une trace aboutie. J’ai pensé à mon copain Jacques Malavieille quand Hervé écrit : « Je suis pleinement géographe depuis que je pédale. La pratique devrait être rendue obligatoire dans les études de géographie, de l’école primaire au master. Le socle hercynien de toute clairvoyance. » Jacques, ancien professeur de géologie, spécialiste de la tectonique des plaques, a souvent entraîné ses étudiants à VTT sur le terrain. Il n’y a pas pour lui de meilleure façon de comprendre l’histoire du monde. Et Michel comme Hervé seraient sans doute d’accord pour ajouter l’histoire des hommes et des femmes.

                                                                                                                                                                   

Le 15/12/2021

Merci au magazine Le Cycle pour son article dans le numéro de janvier 2022 (malgré les erreurs dans le titre du livre + nom de l'éditeur).


                                                                                                                                                                      

Le 06/12/2021

Un grand merci à Frédéric Nicolas (France 3 Normandie) pour avoir présenté mes Pédalées dans son émission du 18.30.

Une interview fleuve de 5 minutes, à la télé ! (cliquez pour la voir)


                                                                                                                                                                     

Le 25/11/2021

Bonheur d'être lu par le blog La Viduité ! Des articles toujours fouillés, intelligents. Où l'on retrouve l'esprit du labeur et de la Chouffe ! Un très grand merci.

https://viduite.wordpress.com/2021/11/25/pedalees-michel-herve/?fbclid=IwAR00IlsXjDIRYm4enHZGP7tKs2KjJIKEjnWpjAoOPzPU1WOIF3_FRXbdq-E

"Éloge vagabond du vélo, errance géographique et fictives sur tous les mouvements – gestes et rythmes ; positions et rêveries – de cette pratique sportive. Entre récits, fiction et essai, Oliver Hervé signe un texte inventif, populaire comme la petite reine, où il dessine la liberté du mouvement, le perpétuel ailleurs du cycliste et son effort comme lien avec le paysage. Pédalées ou les belles et drôles rêveries d’un cycliste solitaire.

Ici on aime les textes hybrides, ceux dont la liberté de ton donne latitude à l’égo de l’auteur, ceux où la confession n’est jamais strictement personnelle. Sur un vélo, on n’est n’importe qui, anonyme équipier dans la masse du peloton. Comme quand on écrit, voire quand on lit. La métaphore paraît poussive ? Peut-être. On a pas toujours des idées lumineuses sur un vélo, elles sont ondoyantes, parfois un rien répétitives puisque paraît qu’on ressasse pas mal, en pédalant. J’aime beaucoup cette impression d’écrits revenus d’une échappée, de pensées penchées sur le papier comme au retour d’une virée, d’une pédalée donc.

Une façon d’habiter le corps pour l’accorder au cœur, de trouver la position juste dans ce chaos de matière dont je serai la mesure en temps et en empans. Charme organique de l’arpent. La géographie en sera le décor charnel.

Un auteur c’est peut-être avant tout une géographie intime, l’écho de ses espaces du dedans et comment il traverse les nôtres. Comme sur un vélo : question de rythme. Oserait-on : une scansion de pédalier dans le style d’Olivier Hervé. Le sens de la formule et la discrète mélancolie qui s’y cache. Avouons aussi que même si nous ne partageons pas ce goût pour le vélo de routes, son aspect technique et sportive (très matos, en somme), que je reconnais dans ce livre beaucoup de références communes à celles d’Olivier Hervé. De Krasznahorkai à Bella Tarr, du Ministère Amer à Godard. Allez donc voir son blog : L’espadon. Alors, j’espère que ça vous parle aussi le vélo comme dispersion et effacement, « s’accommoder du mensonge à la recherche de la vitesse perdue », s’approprier le territoire pour mieux n’y être pas. Rouler.

En m’éloignant, je décline le monde et je le reçois. J’évite de trop l’observer, au risque d’y être nulle part. Je préfère le ressentir et m’y baigner. Je veux m’oublier et me perdre dans ses matières qui me séduisent autant que son mystère.

Un livre réussi c’est peut-être un livre qui produit, et laisse perdurer, une impression de camaraderie. On a envie d’aller de se taper un col (et une Chouffe) avec son auteur. On se surprend à partager cette fraternité du peloton, précisément parce qu’il en décrit les défauts. Pédalées c’est aussi une description sans naïveté du monde du cyclisme : son machisme ordinaire, la lutte des classes de sa souffrance, le rien d’absurdité qu’est sa grand’messe, le Tour de France. De beaux passages aussi sur le cyclisme féminin (toujours moins dur que d’accoucher), sur l’ordinaire lâcheté de s’infliger une souffrance volontaire comme pour escamoter les réelles et idiotes qui ne tardent pas à nous tomber dessus. On retrouve alors l’aspect délicieusement composite de ce texte : on ne sait jamais exactement si c’est de lui dont il parle. Intéressant quand même de plonger dans la tête d’un anonyme du peloton, coureur professionnel qui se distingue peu, qui se sacrifie pour les grands noms. L’héroïsme discret du cyclisme, jamais très loin de celui d’un auteur. Enfourchez votre bécane, lisez Pédalées.

                                                                                                                      

Le 24/11/2021

Je peux mourir tranquille, l'écrivain-cycliste-philosophe Olivier Haralambon me fait l'honneur d'un article sur le site de L'Équipe/Vélo Magazine. Je suis ému, tout rouge dans la redoutée Redoute ! Un immense merci :

https://www.lequipe.fr/Velo-mag/Stories/Actualites/Olivier-herve-auteur-pedaler-c-est-produire-du-paysage/1300929

Le cyclisme et, plus largement, le vélo, suscite une abondante littérature. « Pédalées », le livre d'Olivier Hervé est une sorte de livre total, et tout à fait singulier. Une encyclopédie subjective du cyclisme.

Sans doute, il n'y a pas de sport plus intimement lié à la littérature que le cyclisme. Non seulement parce que la course cycliste, ignorant l'unité de lieu et mobilisant des dizaines ou des centaines de concurrents, a besoin d'un récit unificateur. Mais aussi parce qu'il semble bien que le seul fait de pédaler génère du langage. Même quand on roule pour s'isoler, et par conséquent avoir la possibilité de se taire, on rentre avec une odyssée à coucher sur le papier. Il y a une continuité entre l'acte de pédaler et l'art d'écrire. Pourquoi donc ?

Pédaler, se perdre, puis écrire

Pour Olivier Hervé, auteur du bel et inclassable « Pédalées » paru aux éditions Lunatiques, ce qui fait l'intérêt supérieur du vélo, c'est d'abord qu'il permet de... se perdre ! « On a beau être dans une région qu'on croit connaître, dit-il, il suffit d'une bifurcation inconnue pour basculer dans un éloignement soudain, et se sentir perdu. C'est encore plus vrai dans la forêt, bien sûr. Mais il y a un paradoxe, car d'un autre côté, à vélo on va là où l'on ne serait jamais allé à pied ou en voiture, et du coup personne ne connaît mieux le pays qu'un cycliste. Là où nous vivons, mon épouse est native du "cru" et pas moi : pourtant je connais le coin mieux qu'elle, physiquement parlant. »

Ce professeur d'histoire-géo voit donc dans le cyclisme une façon de pratiquer la géographie, de la mettre en acte. Le vélo est ce qu'il appelle un « véhicule de l'entre-deux », il ne produit pas le même paysage que la marche, la voiture ou le train.

Pays, régions, villages, terroirs... « Pédalées » regorge d'ailleurs de toponymes, presque tous hauts-lieux-communs du cyclisme : du Boischaut à la Thiérache, du Firstplan à la Planche des Belles Filles, du Quercy au Vic-Bihl ou du Poudouvre au Valgaudemar, les ondulations gourmandes de la langue compensent l'inquiétante étrangeté de la désorientation.

"Pédalées" est un texte absolument singulier, publié aux éditions Lunatiques. (DR)
"Pédalées" est un texte absolument singulier, publié aux éditions Lunatiques. (DR)

De fait, ces « Carnets du grand chemin » (soit dit par référence à un autre furieux écrivain géographe, Julien Gracq) évoquent tous les cyclismes et tous les cyclistes. Le cyclisme « je l'aime, écrit l'auteur, quand il parle des splendides ratés de la vie. »

Il y a la compétition et sa fureur, mais aussi la promenade, la contemplation. La célébration de l'exploit sportif y trouve son pendant dans le portrait imaginaire et mélancolique de ce coureur professionnel, retraité de trente ans. Ou dans une forme de critique sociale douce-amère suscitée par le phénomène cycliste urbain, partagé entre bobos et livreurs ubérisés, déclassés, exploités : « Je me sens pauvre et prolo sur un vélo, lumpencycliste et Nordestino. »

On y croise encore le dernier vainqueur du Tour français, « et c'est une femme, bon sang ! », en la personne de Jeannie Longo. Et l'on s'étonne, ironique et navré, des lapsus ou des actes manqués de l'institution sportive quand elle parle des femmes, de l'image dans laquelle elle les enferme en prétendant les libérer.

« Prendre sa vie en main avec les pieds »

Le texte est dense. On y plonge, et il faut du souffle. On navigue dans la page comme on remonte un peloton qui frotte. C'est dense, coloré et foisonnant : on apprend à y circuler aussi bien qu'on se laisse porter. La langue est rythmée : réfléchie et haletante, comme la course.

Si le vélo aide à écrire, c'est parce que « quand on a fini de rouler, on est plus lucide sur le monde ». (DR)
Si le vélo aide à écrire, c'est parce que « quand on a fini de rouler, on est plus lucide sur le monde ». (DR)

« Pédalées » est donc une sorte de livre total, et tout à fait singulier, sur le vélo. C'est le livre d'un géographe qui incorpore ses cartes IGN à vélo, et qui « écrit pour ralentir ». C'est aussi celui d'un enfant qui bien avant « de passer de spectateur frustré à acteur contemplatif » et de « prendre sa vie en main avec les pieds », rêvait déjà de Tour de France alors qu'il randonnait en Maurienne dans le sillage d'un père épris de montagne.

C'est enfin celui d'un homme qui, passé par le rugby et les joies de la troisième mi-temps, n'a découvert le manque qu'avec le cyclisme. Il a aussi réalisé ce vieux désir d'écrire, sans doute parce que, dit-il encore, « quand on a fini de rouler, on est plus lucide sur le monde. »

                                                                                                                                                           

Un premier retour de lecture pour mes Pédalées, signé Raymond Penblanc sur Facebook :

"Pédalées
Livre riche, et même foisonnant, mené tambour battant (sur les chapeaux de roues), on est bombardé de formules, d’aphorismes (« je tiens en équilibre car je sais lire », « les exploits sont possibles quand le corps et l’âme fusionnent »), de références, comme si vous craigniez le vide (et ce sera mon petit bémol, cette peur du vide, ce refus des temps morts, d’un peu de farniente, nez au vent, dans la grande paix d’une belle ligne droite, la griserie d’une descente à tombeau fermé).
Mais bon, c’est aussi mon tempérament qui veut ça, ou mon âge, ou le fait que n’appartenant pas à la même génération, nous n’avons ni le même rythme ni les mêmes références, ni les mêmes idoles (Bartali cependant bien venu, même si pour moi, enfant, il était déjà « mort »).
Ceci dit, votre livre séduit et convainc, emporte et grise, vous avez du style, du rythme, vous faites du biclou une philosophie et un art de vie (on le savait, vous le redémontrez : « le vélo est le pays où j’aime bien vivre », « pédaler ramène à hauteur d’homme »), alliant orgueil (d’être un aigle ?) et modestie (gaffe à la chute, plus dure elle sera), courage et folie (faut-il être fou pour se taper des cols plein ciel, dans le vent ou le grand cagnard ?), courage et faiblesse (courage et faiblesse d’être seul). On sprinte souvent avec vous, on ne s’attarde pas à contempler le paysage, qu’on attrape au vol telle un musette de ravitaillement, on est d’ailleurs plus dans la pensée, dans le mental (diraient certains) que dans le regard. Ce qui montre que vous avez du recul. Et de la hauteur. « Un vrai cycliste est toujours un bon géographe ».
C’est ce qu’on ressent à vous lire. Ce bonheur, cette lumière, cette énergie. Cette drôlerie parfois. C’est contagieux.
« J’enfourche mon vélo comme d’autres vont à l’église. Je n’ai jamais eu la foi, mais j’ai trouvé ma façon de prier ».

Merci beaucoup !

                                                                                                                                                                    

Une page dédiée à mes activités d'écriture. Deux de mes textes vont paraître avant la fin de l'année 2021, un long, un court, dans des styles très différents. Un livre sur le vélo à la sauce maroilles aux éditions Lunatique, mes Pédalées. Puis une nouvelle sur trois grenouilles, dans la très belle revue L'Autoroute de Sable, qui a vu le jour cette année (2021). À bientôt !






                                                                                                                                                                      

 "J'ai vu des visages sans les comprendre, sans vraiment les voir." Ou comment détourner Maurice Genevoix sans le savoir. J'ai participé en mars 2021 à l'exercice à trous proposé par l'excellente revue de poésie Catastrophes. J'ai eu l'honneur et la joie de voir ma modeste (mais enthousiaste) proposition choisie par Christophe Manon, avec celles de Maud Thiria et Anne Karen. Merci à lui et aux acteurs de la revue Catastrophes.

https://revuecatastrophes.wordpress.com/2021/05/25/signes-des-temps-2/

                                                                                                                                                                  


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