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Affichage des articles associés au libellé Cambourakis

Le Printemps du guerrier, Beppe Fenoglio (Cambourakis) ★★★★★

        Le Printemps du guerrier de Beppe Fenoglio – Collection Letteratura. Editions Cambourakis – février 2014 (roman traduit de l’italien par Monique Baccelli. 224 pp. 10 euros.)             Aussi courte que pleine : telle fut la vie de Beppe Fenoglio. Né en 1922, l’année de la Marche sur Rome, cet écrivain italien – piémontais, plus précisément – passa à peine la quarantaine, emporté par un cancer en 1963. Durant ces quelques décennies d’existence, Fenoglio fut à la fois témoin et acteur de certains des épisodes cruciaux du Novecento italien : le fascisme, à l’ombre duquel il passa sa jeunesse ; la Seconde Guerre mondiale à laquelle il prit part d’abord comme soldat de l’armée royale, puis comme partisan au sein de la Résistance anti fasciste après le renversement de Mussolini. Autant d’expériences qui nourrirent l’œuvre littéraire entreprise par Fenoglio une fois la paix revenue. Publi...

La rentrée littéraire (septembre 2019)

           Les réjouissances littéraires sont nombreuses en cette rentrée. A chaque fois, c'est pareil. On mise sur des éditeurs, des auteurs, des couvertures et on tombe sur quelques pépites. Des navets aussi. Un certain nombre. Rien que de très normal. Mais comme le temps fuit et nous manque, L'Espadon mettra surtout en avant des voix singulières (Amelia Gray), des projets fous (Do éditions), des auteurs au nom imprononçable et des livres impossibles à commenter (Francis Rissin) . En voici quelques-uns, lus ou pas, mais qui suscitent au moins le désir. Un très fort désir de lecture. Francis Rissin , Martin Mongin (Tusitala) : une expérience, une farce, un mystère... Tout le monde connaît Francis Rissin mais il est introuvable et personne ne l'a vu. Presque un horizon conceptuel. A la fois drôle et flippant, l'un des livres à ne pas manquer. Une fois (et peut-être une autre) et x (fois) , Do et Od éditions : projet fou, deux livres en...

Le Dernier loup, László Krasznahorkai (Cambourakis) ★★★★★

          La sortie d'un nouveau livre de László Krasznahorkai est toujours un événement. Mais que pouvait bien donc écrire l'écrivain, génie des lettres, après l'indépassable Guerre et guerre ? Car, précisons-le, on tient l'auteur hongrois pour l'un des plus grand de son temps.        La réponse est donc là, dans un petit format : une nouvelle de 60 pages, au titre plein de résonances, Le Dernier loup, réponse angoissée au vide d'une époque, à sa façon de broyer le monde . Un monde parfois réenchanté par le spectacle tranquille d'une plaine désertique, verte par endroits. Le Dernier loup , comme un titre-énigme, prend l'allure d'un flot de conscience déroutant, perçu dans un lent va-et-vient de pensées, paroles et silences entre Berlin —  ses rues crasseuses, sa triste solitude, ses bars pour immigrés turcs —, et l'Estrémadure lumineuse, en Espagne. 60 pages mais une seule et unique phrase ponctuée de...