La Terre travaille en silence, cela s'appelle l'érosion. C'est justement le sujet du deuxième roman de Valérie Cibot, — une île soumise à un travail de sape et que menace une immense vague, Nos corps érodés ( Inculte éditions )—, paru peu avant le début du confinement. Comme l'écrivain dans l'ombre qui travaille et retravaille sa matière jusqu'à trouver le bon souffle, la bonne musique, du sac et ressac de l'inspiration naît la beauté des corps exposés aux métamorphoses. Une poétique, une façon d'habiter les lieux dans les sonorités d'une langue pour donner corps aux imaginaires. Valérie Cibot nous en dit plus sur ce texte organique, peuplé d'enveloppes ravinées mais résilientes. - Question "anecdote" : à quelle île avez-vous pensé en écrivant ce livre et comment vient l'idée d'écrire sur une vague qui emporte tout ? Je n’ai pas pensé à une île en particulier, parce que je ne veux pas rendre compte d’une si...
Chroniques littéraires