Pour qui aime lire et écrire, Des Oloés d'Anne Savelli est une matière féconde. Recueil de textes qui décrivent des espaces élastiques où lire où écrire. Une bibliothèque, une chaise, une baignoire, un train, un divan de musée, un sous-sol, un arbre, une butte, un abribus, une balançoire, litanie de lieux encore à inventer. Car l'oloé est peut-être fixe mais déclenche le mouvement : de la pensée, des mots, d'un acte. Le lieu, soumis au chaos ou à l'harmonie, voué au silence ou brouillé par les bruits, fait naître une matière. Inspire pour mieux expirer. Un espace, un meuble, un objet détourné, tout est oloé pourvu qu'il féconde un truc. Des endroits faits pour ça ou pas. C'est à notre imagination de les créer, pour se les approprier. Moins un inventaire qu'une façon de s'inscrire dans l'acte, de s'y perdre, de s'y abandonner et il faut alors voir ces oloés comme des lieux où l'on expérimente. Comme des pauses pratiques destin...
Chroniques littéraires