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Rentrée littéraire de janvier 2019 : les auteurs à suivre 1/3


Parce qu'il faut bien faire des choix et laisser un peu de place aux surprises (mais surtout par manque de temps), voici 10 auteurs de la rentrée littéraire à suivre. Et on vous dit pourquoi.





- Edgar Hilsenrath, Terminus Berlin, Le Tripode : une des voix de la mémoire de la Shoah, des chefs-d’œuvre bercés d'un rire désespéré (Nuit, Fuck America, Le Nazi et le Barbier). Il paraît que Terminus Berlin est son dernier roman. Et puis on ne se lasse pas des très belles couvertures signées Henning Wagenbreth.


- David Vann, Un poisson sur la lune, Gallmeister : on a lu Aquarium voilà peu de temps. Un petit bijou sur l'amour filial, d'une beauté déchirante. Ce poisson s'annonce encore terrible : une histoire de suicide et de survie. Et puis les couvertures  Gallmeister sont les plus stylées.




- Eric Chevillard, L'Explosion de la tortue, Editions de Minuit : on ne présente plus ce styliste hors-pair qui réinvente à chaque livre l’objet littérature, nourri d’humour incongru. Et puis il y a ce titre improbable.






- Tristan Garcia, Âmes, Histoire de la souffrance 1, Gallimard : une histoire d'âmes qui se croisent, meurent et renaissent, "la légende dorée de notre monde". Rien que ça.  Par l'auteur de Faber et 7. 




- Bayon, Ictus, Fayard : l’auteur du "Lycéen” revient avec une réflexion sur la littérature : “un écrivain comprend qu’on écrit moins pour laisser une trace que pour s’effacer, échapper à l’absurdité d’être soi ». Tout est dit.





- Julien Capron, Feux de détresse, Seuil : l'auteur du mythologique Match Aller/Match Retour. Voir la chronique. Un nouveau polar donc. Pour le reste, on ne sait pas grand-chose !


- Joseph Pontus, A la ligne, La Table Ronde  : c'est un premier roman qui, dans le pitch, lorgne du côté de L’Établi, de Robert Linhart. Le récit d'un ouvrier en CDD dans une conserverie de poisson. L'histoire d'un fordisme moderne teinté de mythe antique...






- Pierre Jourde, Le Voyage du canapé-lit, Gallimard : un road-family sur les névroses filiales, truffé “d’érudition goguenarde”. On prend, par l’auteur de La Première pierre et de La Littérature sans estomac. Rencontré par hasard à Lisbonne voilà deux ans. Un type affable, un peu surpris d'être reconnu en pleine rue par un illuminé.



- Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion : parce qu'il est l'auteur français vivant le plus lu et étudié à l'étranger. Soumission, on l'affirme, était un bon Houellebecq. Son œuvre divise et nourrit la polémique  C'est toujours bon signe.




- Valérie Zenatti, Dans le faisceau des vivants, L'Olivier  : la traductrice (pas la chanteuse Julie, hein) du regretté Aharon Appelfeld. L'histoire d'une relation de travail mais surtout une amitié façonnée par le partage et les discussions : sur l'écriture, la langue et cette peur d'être traquée.






La curiosité est mère de toutes les sagesses. Sitôt lues, on vous parlera des autres nouveautés qui valent plus qu'un coup d’œil. Souvent à bonne enseigne, chez nos éditeurs indépendants fétiches.


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